Hyménoptères, mieux les connaître et combattre leurs piqûres.

Pas toujours facile de les différencier ou bien de réagir en cas de piqûre, grâce à cette page, les hyménoptères et leurs piqûres n’auront plus de secrets pour vous
Les abeilles
Les guêpes
Les bourdons
Les frelons
Les frelons asiatiques
Les piqûres


Une équipe d’experts
Une equipe d’experts
Vincent CASSAT
Fort d’une expérience de 10 années en tant que Sapeurs-Pompiers Volontaire puis Professionnel, les nids d’hyménoptères n’ont plus de secret pour lui !

Julien BLANCHARD
Formé à la destruction d’hyménoptère par les Sapeurs-Pompiers en 2018, Julien a montré que son savoir-faire et son savoir-être n’était plus à faire. Un intervenant que les guêpes et frelons redoutes !


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Nos techniciens ont également passé une formation appelée « Certibiocide » portant sur l’utilisation des produits insecticides professionnels afin de garantir des interventions dans le respect totale de l’environnement

Certibiocide



Les abeilles
Les abeilles
Les reconnaitre :
L’abeille est reconnaissable grâce à son corps trapu et recouvert de poils sur sa partie supérieure. Elle porte des bandes noires sur son abdomen qui, selon l'espèce, est de couleur jaune à brun foncé.

Leur mode de vie :
Les abeilles à miel sont des sortes d’abeille qui butinent des fleurs, qui fabriquent du miel destiné à se nourrir pendant l’hiver. Elles vivent en colonies (ruches). Elles peuvent être sauvages ou élevées, principalement pour leur miel (c’est l’apiculture).

Les abeilles sont composées d’espèces du genre Apis. L’espèce la plus élevée dans le monde est Apis mellifera, dite aussi abeille domestique ou abeille européenne quoiqu’elle soit originaire d’Asie de l’Ouest, d’Europe et d’Afrique.

Comme les fourmis ou les termites, les abeilles font partie des insectes sociaux (ce qui n’est pas le cas de toutes les abeilles). Elles peuvent vivre qu’au sein d’une communauté de plusieurs milliers d’individus : la colonie ; et leur mode de vie est très évolué.

Les abeilles sont menacées de voies de disparition depuis quelques temps. Elles sont très importantes pour nous car ce sont elles qui permettent que la nature se reproduise comme les fruits et les légumes.

C’est pourquoi, nous ne les détruisons pas. Dans le cas ou elles se sont installées chez vous. Nous faisons appel à un apiculteur partenaire qui viendra les récupérer chez vous gratuitement.

Apiculteur 77 :
M. VAN POUCKE : 06.45.79.16.64 (Secteur Melun / Fontainebleau)
M. LEROY Nicolas : 06.71.95.17.35 (Secteur Pontault Combault)

Apiculteur 91 :
M. JIAUNAUD : 06.13.91.30.70 (Secteur Brunoy)
M. BARAT Olivier : 06.12.80.25.82 (Secteur Evry)

Apiculteur 94 :
M. LEMASSON : 06.12.72.33.66 (Secteur Boissy Saint Leger)
M. DUQUENNE : 06.48.49.33.51 (Secteur Saint Maur)

Apiculteur 77 – 91 – 94 :
M. LAVAUD : 06.51.54.19.98 / Mme BRUNET Julia : 06.70.30.28.40
Les guêpes
Les guêpes
Les reconnaitre :
Elle se différencie de l’abeille par son corps dépourvu de poils et sa couleur jaune vif rayée de bandes noires très marquées. Sa principale caractéristique est la composition de son corps : il existe une séparation très distincte et étroite entre son abdomen effilé et son thorax, d’où l’expression "avoir une taille de guêpe".

Leur mode de vie :
Elles ont un dard qui leur sert à injecter du venin. Contrairement à leurs cousines, les abeilles, une guêpe ne meurt pas quand elle pique. Elles peuvent donc piquer plusieurs fois. Et cela vaut mieux pour elles car les guêpes sont, au moins partiellement, des prédateurs. Elles utilisent leur venin pour chasser les autres insectes.

La plupart des guêpes vivent en colonie, comme les abeilles. Elles construisent un nid, où la reine pond des œufs qui donneront naissance à des larves, puis à des guêpes adultes. Il n’existe qu’une seule reine qui ponde des œufs, les autres guêpes n’en pondent pas : toutes les guêpes d’un même nid sont donc sœurs. Un seul nid peut contenir 8 000 guêpes. Les reines font leur nid au printemps.

Le nid est différent selon l’espèce de guêpe mais la plupart des guêpes construisent un nid formé d’alvéoles de carton. Elles rongent les fibres de bois mort, et les mélangent à de la salive pour former une véritable pâte à papier, qui, en séchant, donne un carton un peu épais, et gris.

Les guêpes sont généralement omnivores. Elles se nourrissent de nectar, et de jus de fruit. Les larves, en revanche, sont carnivores. Les guêpes doivent capturer de nombreux insectes, qu’elles tuent au moyen de leur dard, pour les rapporter au nid.
Les bourdons
Les bourdons
Les reconnaitre :
Malgré que le bourdon soit issu de la même famille que l’abeille, on le différencie facilement car il est beaucoup plus trapu et beaucoup plus velu que l’abeille. Le bourdon, comme l’abeille, fait partie des plus importants pollinisateurs et garantissent donc la diversité des plantes.

Leur mode de vie :
Les bourdons, genre Bombus, sont des insectes sociaux volants de la famille des Apidae. Comme l’abeille mellifère, les différentes espèces de bourdons se nourrissent du nectar des fleurs et récoltent le pollen pour nourrir leurs larves. Ce sont des animaux utiles pour la faune et la flore en contribuant à la pollinisation.

Ils sont plus trapus et plus velus que les abeilles sauvages ou domestiques. Les colonies de bourdons sont créées annuellement tandis que les sociétés d’abeilles domestiques sont permanentes. Alors que la reine des bourdons fonde sa colonie en édifiant le nid et l’approvisionne au début, la reine d’abeilles domestiques est exclusivement occupée par la ponte. Plus velu et capable de produire sa chaleur corporelle, le bourdon vole à partir de 5 degrés Celsius alors que l’abeille sort à partir de 15 degrés.

Des particularités morphologiques et biologiques bien tranchées différencient donc bien bourdons et abeilles.

Les bourdons, comme la plupart des autres insectes pollinisateurs sont en déclin mondial, notamment suite à la dégradation ou disparition de leurs habitats par l’agriculture intensive.
Les frelons
Les Frelons Européen
Les reconnaitre :
De la même famille que les guêpes, on le reconnaît à sa taille beaucoup plus importante, à sa couleur principalement jaune vif ainsi qu’au bruit assez important qu’il fait en vol.

Leur mode de vie :
La colonie regroupe une centaine d'individus autour d'une reine qui pond jusqu'à 3000 œufs au cours de sa vie. Les larves se développent en une vingtaine de jours pour devenir adultes (imago).

Les frelons ne survivent pas aux premiers froids, à l'exception des jeunes femelles fécondées. Ces futures reines passeront l'hiver à l'abri puis fonderont une nouvelle colonie au printemps.

Au printemps, celles qui ont survécu à l'hiver, créent dans un arbre creux, un mur de pierre, un grenier, une cheminée, une vieille botte de paille, un tas de compost ou de vieux chiffons, un nid avec des fragments d'écorce qu'elles mastiquent et mélangent à sa salive. Elles fabriquent une matière qui ressemble à du vieux carton.

Ces reines vont fonder à elles toute seule une nouvelle société de frelons.

La reine fabrique d'abord une douzaine de petites des cellules de papier, appelées les alvéoles, et pond un œuf dans chacune d'elles. Les larves éclosent en mai. Bien nourries par leur mère avec une bouillie de chenilles, elles se transforment en nymphes, puis en frelons adultes qui deviendront des ouvrières qui seront stériles. Celles-ci s'activent aussitôt à l'aménagement de nouvelles alvéoles, à la recherche de nourriture, à l'entretien du nid...tandis que la reine fondatrice de la colonie pondra jusqu'à la fin de la saison. Une reine fécondée peut produire jusqu'à 40 œufs par jour.

A la mi-septembre, la colonie atteint son pic de développement. La reine pond des œufs qui se développent en mâles, appeler aussi faux-bourdons et en nouvelles reines de jeunes femelles cette fois fertiles. Les nouvelles reines et les mâles s'accouplent pendant un vol nuptial, après quoi les nouvelles reines fécondées chercher un endroit approprié pour l'hibernation. Aux premiers froids automnaux, les mâles, les ouvrières et la reine de la saison meurent. Seules les jeunes femelles récemment fécondées passeront l'hiver pour constituer de nouvelles colonies donc l'ancien nid n'est jamais ré utilisé.
Les frelons asiatiques
Les frelons asiatiques
Les reconnaitre :
Dit également frelon à patte jaune. Le frelon asiatique se différencie du frelon européen grâce à sa couleur. Il est plus foncé que le frelon européen et ne possède pas de rayure jaune mais juste un anneau jaune au bout de l’abdomen.

Leur mode de vie :
Hors de son milieu d’origine il se révèle être un nuisible très invasif du fait de son mode de reproduction exponentiel et de ses besoins protéinés. Tous les autres insectes sont des proies pour ce prédateur non spécifique. C’est le cas notamment de l’abeille.

Il est de fait destructeur de la diversité. Il menace la chaine alimentaire autour de ses nids. Ce frelon nuisible est capable de détruire des ruchers d’abeilles domestiques en une seule saison et accélère la disparition des apiculteurs en ruinant leurs exploitations.

En éliminant autant nos petites abeilles, le frelon asiatique est en train de déséquilibrer toute l'agriculture et bien plus encore.

L'abeille étant pollinisatrice de plus de 20000 espèces de plantes sur notre continent, dont 40% de fruits, légumes et oléagineux, nous nous devons de la protéger. L'abeille a un rôle capital dans l'équilibre de l'écosystème. De l'orchidée dont elle est la seule pollinisatrice, aux plantes rares et à toute l'agriculture maraîchère, elle est indispensable à notre survie.

Notre devoir est de veiller sur nos abeilles, en veillant à ce que le frelon asiatique stoppe son massacre.

Son aire de distribution d’origine se situe en Asie.

Il existe de nombreuses sous-espèces. Une sous-espèce de couleur noire, Vespa velutina nigrithorax, a été introduite en Europe avant 2004 où elle est une espèce invasive.

En avril 2017, le frelon aurait colonisé presque toute la France, le Portugal, le nord de l’Espagne et quelques régions de l’Italie, l’Allemagne, la Belgique et la Grande-Bretagne.
Comment réagir aux piqûres
Comment réagir aux piqûres
Quand décident-ils de piquer un être humain ?
Les abeilles et les guêpes piquent généralement pour la défense de leur nid ou lorsqu'elles se sentent menacées.
Les frelons, beaucoup plus agressifs, vont attaquer généralement lorsque nous rentrons dans le périmètre de leurs nids (soit environ 3 mètres).

Pourquoi les piqûres de guêpes, d'abeilles ou de frelons sont si douloureuses ?
Lorsque nous nous faisons piquer par une guêpe, une abeille ou un frelon, du venin nous est injecté dans le corps.
Généralement, les piqûres de frelons sont beaucoup plus douloureuses que les piqûres d'abeilles car la taille de leur dard est plus importante. Toutefois, elles ne sont pas plus dangereuses ou plus graves car la quantité de venin n'est pas très importante.

Que risque-t-on si l'on est piqué ?
La réaction peut être très différente d'un individu à l'autre. Elle dépend également de l'endroit ou l'on a été piqué.
Une piqûre isolée chez une personne non allergique va provoquer une douleur ainsi qu'un gonflement et une rougeur. Le gonflement et la douleur vont se résorber au bout de quelques jours.
Par contre, plusieurs dizaines de piqûres peuvent être problématiques et provoquer un choc anaphylactique. Également, les piqûres d'hyménoptères peuvent être graves si elles sont placées au niveau du cou, de la gorge ou dans la bouche. Elles peuvent provoquer ce qu'on appelle un oedème de quincke.

Que faire si l'on est piqué ?
  • Retirez le plus rapidement possible le dard sans percer la poche de venin. Pour cela, munissez-vous d'une pince à épiler (ignorez cette étape s'il ne s'agit pas d'une abeille)
  • Retirez les bracelets et les bagues si la piqûre se trouve au niveau de la main (par rapport au gonflement que la piqûre va provoquer)
  • Désinfectez la zone de la piqûre
  • Appliquez du froid sur la piqûre pour limiter le gonflement et soulager la douleur

Si la piqûre est dans la bouche ou sur la gorge, demandez à la victime de sucer des glaçons afin de limiter le gonflement. Si la victime présente des difficultés à respirer, appelez le 15 sans tarder.